5 questions à… Perús !

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C’est dans un espace de co-working du 11ème arrondissement de Paris, regroupant plusieurs jeunes marques de mode, que Henri Flouquet, co-fondateur de Perús, nous accueille pour répondre à nos questions. Après une petite visite des lieux, nous nous installons autour d’une tasse de thé pour discuter.

Les écolo-pouffes : Est-ce que tu peux nous présenter Perús en quelques mots ?

Henri Flouquet : Bien sûr. On est une marque française de baskets fabriquées par des artisans au Pérou, avec des motifs traditionnels péruviens.

E.-P. : Et comment est né ce projet ?

H. F. : On est partis à trois amis d’enfance en road trip en Amérique Latine. En arrivant à Cusco, on a découvert l’artisanat traditionnel péruvien, et notamment des baskets en toile avec des applications à motifs qui évoquaient la culture Inca. Ça a été un coup de cœur. On a eu tout de suite envie de créer une marque autour de ça.
Le côté solidaire est venu très vite. Déjà, par ce qu’on connaissait pas mal de marques de baskets qui produisent en Amérique Latine, comme Veja ou Piola, et qui ont elles-mêmes un projet social. Donc on savait que ça existait et que c’était possible. Et ensuite, on savait qu’on captait un savoir-faire local et ça nous donnait envie de rendre à cette communauté ce qu’elle nous donnait. Quand on a réfléchi au secteur dans lequel on pouvait instaurer un programme, on a pensé à l’éducation assez rapidement, car c’est un plan sur lequel on ne dérangerait pas l’économie locale. Et puis en se renseignant, on s’est rendu compte qu’il y avait un gros problème sur le quadrillage géographique des écoles au Pérou. Du coup, très peu d’enfants sont scolarisés. Alors on a décidé d’agir à ce niveau là.

E.-P. : Et alors justement, ce programme que vous avez nommé TwoShoesForSchool, comment ça se passe sur le terrain ? Vous avez des nouvelles ?

H. F. : Oui. Notre projet étant lié à une fabrication artisanale dans un pays qui n’est pas forcément habitué à produire en volume pour les marques, on y va très souvent pour suivre la production, et ça nous permet aussi de rendre visite régulièrement à l’école que l’on soutient avec l’association Los chicos de Cusco. Cette école a été fondée en 2003 et ne bénéficie d’aucune aide de l’Etat. Au début il n’y avait qu’une dizaine d’élèves, maintenant il y en a cent. Pour chaque paire de baskets vendue, on finance un jour d’école pour un enfant. C’est une bouffée d’oxygène pour cette école avec laquelle on aimerait développer d’autres projets à long terme. Dès que la trésorerie le permettra, on aimerait les aider à accueillir plus d’élèves et plus longtemps, c’est à dire en allant plus loin dans la scolarité. Et ça passerait par la création d’un dortoir et d’un collège.
Un autre projet à plus court terme, ce serait de mettre en place une formation professionnelle pour les proches des élèves de l’école. Il y a un chômage élevé et une forte pauvreté dans cette région. Mais il y a moyen de faire des synergies entre l’activité de production artisanale et ce programme. Un des chefs artisans de notre atelier a un passé dans la formation à la fabrication artisanale. Du coup, on est en train de mettre en place une formation.

E.-P. : L’an dernier, pour financer votre première collection, vous avez opté pour une campagne de crowdfunding. Est-ce que vous conseilleriez de faire de même à d’autres jeunes entrepreneurs qui voudraient se lancer dans la mode éthique ?

H. F. Absolument. Pour nous, ça a d’ailleurs très bien marché. Le crowdfunding, c’est un format qui se marie bien avec un projet à dimension sociale. C’est doté d’une sorte de charge affective. Le fait que des gens supportent, aident, et permettent la naissance d’un projet, ce n’est pas anodin. Donc oui, c’est une très bonne solution de financement pour des projets à dimension sociale. Après, il y a énormément de littérature sur les petites recettes pour réussir sa campagne. On y a d’ailleurs dédié un long article sur notre blog. N’hésitez pas à y jeter un coup d’œil, ça peut aider. (Pour lire le dit-article, cliquez ici)

E.-P. : Perús est encore une toute jeune marque. Qu’est-ce que vous prévoyez pour la suite ?

H. F. : Déjà, pour répondre à une question qu’on nous pose souvent : on va rester dans la chaussure pour encore un petit moment. On a envie de créer une identité de marque forte autour d’un produit unique qui fusionne un savoir-faire local avec un style streetwear élégant. Cette fusion se fait bien sur la basket, par ce que c’est un produit intrinsèquement streetwear. Du coup, on n’a pas particulièrement envie de faire un autre produit tout de suite. On ne l’exclut pas sur du plus long terme, mais on ne l’envisage pas dans l’immédiat. Par contre, ce qu’on a déjà prévu de faire, c’est de lancer une gamme en daim. On a les premiers prototypes dans les tuyaux, et on va se tourner de nouveau vers le crowdfunding pour lancer cette nouvelle collection. C’est prévu pour la fin de l’année, entre septembre et décembre.

 

Chères écolo-pouffes, Perús vous aime ! Tout spécialement pour vous, voici un code promo pour bénéficier de -15% sur l’ensemble de la collection : ECOLO
Ce code est valable du 25/05/2016 au 30/06/2016 sur https://fr.perus.co/ . Heureuses ? :)

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