5 questions à… W.Y.L.D.E !

illuwylde

Chez les écolo-pouffes, on aime les porteurs de projets. On adore les jeunes marques. Et on surkiffe les jeunes marques qui se font leur place et qui prennent de l’ampleur ! C’est le cas de W.Y.L.D.E, marque de vêtements féminins Made in France créée par la très talentueuse Clarissa Acario, qui après quelques années à proposer des pièces uniques upcyclées a lancé sa première collection capsule en 2016. *tonnerre d’applaudissement*

Les écolo-pouffes : Bonjour Clarissa ! Peux-tu nous présenter W.Y.L.D.E en quelques mots ?

Clarissa Acario : W.Y.L.D.E. est une marque de vêtements au style rock et tendance, pour les femmes, avec plusieurs pièces unisexe. Les créations sont 100% upcycling, sur ses deux lignes de produits : des pièces “vintage” uniques retravaillées à la main par mes soins, ou par mes collaborateurs ; et depuis 2016 des collections Capsule, en matières premières recyclées et fabriquées en France.

L.E.-P. : Comment est née cette marque ?

C. A. : W.Y.L.D.E. est née d’une envie de proposer une autre manière de consommer la mode. Avec un dressing  composé de pièces uniques upcycling, depuis 2013 nous voulons développer une mode plus éthique et responsable.

L.E.-P. : Entre les pièces uniques et désormais les collections capsules, vous proposez une variété de pièces immense. Où puisez-vous votre inspiration et comment se déroule le travail de création ?

C. A. : Les idées ne me manquent jamais, c’est souvent le temps pour leur donner vie qui manque !…
Mes inspirations sont diverses : l’art, l’architectures, les formes et textures… dans tous ce qui m’entoure.  La musique aussi a sa place, avec des influences issues du rock et du grunge. Je crée toujours des pièces que j’ai envie de porter. Ce sont pièces fortes, qui, combinées avec des basics comme le jeans et le t-shirt blanc, créent un look singulier.
Mon travail de création sur les pièces uniques commence  lorsque je chine : la forme et la matière de base font naître plein d’idées au moment de la sélection. Souvent, quand je les vois dans les grands bacs ou sur les portants remplis des brocantes ou des friperies, je sais déjà ce que je veux faire. Parfois, les idées évoluent, et parfois je reste sur la création imaginée à la première rencontre avec la pièce ! Avant de m’atteler  à la création j’entretiens les vêtements, ensuite je réalise quelques esquisses avant d’attaquer la pièce. Découpes par ci et par là, embellissements ou patchwork, différentes finitions et voilà, une nouvelle pièce est née.
Dans les collections Capsule, le travail se déroule à partir de mes recherches et envies pour la saison, je choisis une thématique et après c’est le coup de crayon. Par exemple, pour l’hiver 16, j’ai travaillé la matière, l’état brut, les constructions et déconstructions… Les couleurs profondes de l’océan se retrouvent dans les jeans et les formes géométriques de l’architecture dans la coupe. Les finitions “raw edge” ou bord franc viennent mettre en valeurs la matière. L’aspect construction -déconstruction apporte une touche rock .
Ensuite on s’attaque à la création, modélisme, prototype… jusqu’à la fin: la production dans les ateliers.
Désormais, W.Y.L.D.E. propose des collections fabriquées à partir de matières premières recyclées :  jeans, popelines et laine, tout est issu de fibres recyclées qui reprennent vie dans des nouveaux tissus et mailles. Même les boutons et fermetures éclairs sont issus de l’upcycling. Enfin, la fabrication reste locale de façon à favoriser un circuit-court, une économie locale et la réduction d’émission de CO2.

L.E.-P. : D’ailleurs, la collection capsule printemps-été 2016 était une première. Quelles ont été les grandes étapes pour passer d’une production de pièces uniques upcyclées à celle d’une collection ?

 C. A. : Les grandes étapes ont été la recherche de collaborateurs, d’ateliers de confection, et la sélection des matières premières. Autre grand enjeu : la conciliation des deux lignes produits. La collection Capsule devait se distinguer des pièces uniques, tout en suivant ma ligne artistique. Ce sont surtout des matières et des motifs spécifiques qu’il a fallu découvrir pour faire le lien.

L.E.-P. : A la lumière des 3 ans d’existence de WYLDE, quel conseil vous voudriez donner à de jeunes créateurs qui auraient envie de se lancer dans l’aventure de la mode éthique ?

C. A. : 3 ans… ça passe vite. Un premier conseil: soyez persévérants, foncez, et croyez en ce que vous faites. Ne vous arrêtez pas au plan A, une idée évolue toujours et le marché aussi… donc soyez à l’écoute. Demandez de l’aide, entourez vous bien, et faites ce que vous aimez.
La mode éthique va au delà du produit, c’est une manière de respecter l’environnement et les Hommes. C’est valoriser ce que l’on possède et oser faire autrement. C’est donc changer le système s’il le faut ! C’est l’occasion de montrer que quand on veut on peut faire autrement, car il est possible de créer une mode plus éthique.
Aujourd’hui, en France, il y de plus en plus d’innovations pour fabriquer de nouvelles matières moins polluantes et recyclables ; et il reste encore des ateliers de confections de proximité. Il faut en profiter, et les soutenir. Oui c’est une aventure, la mode éthique, mais c’est une très belle aventure, allez-y ! Nous avons la chance de pouvoir changer les choses, mais il faut y croire et s’y mettre ensemble.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s