5 questions à… Hylla !

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C’est un vendredi soir à l’heure de l’apéro que nous avons rencontré Céline Zimmermann et Amandine Valcares dans une brasserie parisienne. Autour d’un verre de vin blanc, nous avons papoté mode éthique et penderies partagées. Penderies parta-quoi ? Par-ta-gée ! Oui, c’est tout le concept de Hylla, le très beau projet qu’elles portent et qu’elles ont pris le temps de nous présenter. Interview !

Les écolo-pouffes : Est-ce que vous pouvez nous présenter Hylla en quelques mots ?

Amandine Valcares : Hylla, c’est une penderie partagée. C’est à la fois un concept et un mouvement de personnes qui louent des vêtements et les partagent pour composer leur garde-robe et créer leur propre style. Cela permet de changer de look au quotidien sans forcément toujours passer par la case achat.

L. E.-P. : Comment est né le projet ?

Céline Zimmermann : La société a été officiellement créée en mars, mais on travaille sur ce projet depuis septembre 2015, donc depuis un peu plus d’un an, suite à notre rencontre en Allemagne durant l’été 2015. On finissait toutes les deux nos études et j’étais en train de faire mon mémoire de fin de licence sur le sujet de la location de vêtements. Le but était de voir justement dans quelle mesure le concept de location de vêtements pouvait être importé en France. Donc ce projet est vraiment né d’une rencontre.

A. V. : Plus précisément, quand Céline a eu cette idée, on était toutes les deux en stage en Allemagne dans le cadre de nos études. Moi, je faisais des études en management du développement durable et dans le cadre de mon cursus je tenais un blog sur les initiatives de développement durable en Allemagne. Et on a toutes les deux vue un soir la même émission sur le concept de location de vêtements. J’ai décidé d’écrire un article dessus. Je voulais vraiment diffuser le concept donc je l’ai partagé sur mon profil LinkedIn. Et comme on était en connexion, sans forcément se connaitre, Céline a vu mon article et on a pris contact comme ça. Elle m’a parlé de son ambition de créer un projet similaire Paris. J’ai adoré l’idée et on a décidé de se lancer à deux.

C. Z. : On était toutes les deux arrivées à une phase de notre vie où on avait fini nos études, ou en tout cas on voulait les mettre en pause avant d’enchaîner peut être sur un master. Alors on s’est dit pourquoi pas le faire maintenant. On avait rien à perdre alors pourquoi pas se lancer, voir si ça marche, et y consacrer un an, deux ans, trois ans pour voir où ça nous mène.

L. E.-P. : Comment vous sélectionnez les vêtements que vous proposez, pour l’instant sur les boutiques éphémères et à terme sur votre site ?

C. Z. : On sélectionne principalement les vêtements dans des friperies, sur des vide-greniers, des brocantes… En fait, l’objectif c’est vraiment de promouvoir la réutilisation du vêtement et de montrer que, même si ces vêtements ont déjà étaient portés et que ce sont des vêtements de seconde main, ils sont en parfait état et qu’ils peuvent encore être portés. Et comme de toute façon la mode est un cycle, un éternel recommencement, même si les vêtements ont cinquante ans ou vingt ans ils peuvent être à la mode s’ils sont bien associés. C’est aussi un moyen de créer son style sans avoir à suivre les diktats de la mode comme on les voit dans les magazines.

A. V. : Du coup, notre principal moteur pour le moment c’est des vêtements vintage qui ont une matière qui va durer dans le temps et une certaine originalité. On a beaucoup d’imprimés, des pièces assez flashy… On a quelques pièces assez simples mais ce sera toujours des pièces pour se démarquer. Et notre objectif, à terme, ce serait de composer également la penderie avec les vêtements de nos abonnées, donc de vraiment pousser ce concept de penderie partagée pour que les clientes puissent elles-mêmes proposer des vêtements qu’elles ne portent plus et leur donner une seconde vie. Et en échange de ça, elles pourraient emprunter encore plus, avoir des avantages, des offres… Et ça nous permettrait de créer notre stock en collaboration avec nos clientes et de faire vraiment, littéralement, une penderie partagée.

L. E.-P. : Et qu’est-ce qui pousse les clientes françaises à aller vers une penderie partagée ?

C. Z. : Il y a plusieurs raisons. Je ne saurais pas te dire laquelle est prioritaire, par ce que ça dépend vraiment des consommatrices. Il y en a pour qui la raison principale c’est que ça coûte moins cher, que c’est un moyen de renouveler sa garde-robe et changer régulièrement de tenue sans avoir à dépenser beaucoup, se faire plaisir sans avoir à mettre un budget trop important dans la mode. Il y en , et j’ai l’impression que c’est une grande partie de nos clientes, qui font ça dans une démarche écologique, qui se rendent bien compte que c’est un moyen de consommer moins, de consommer mieux, de réduire le gaspillage vestimentaire, de réduire leur consommation de prêt-à-porter, et qui recherchent une alternative durable et à la fois économique à la consommation de vêtements classique. C’est aussi pratique, ça permet d’avoir un penderie qui déborde moins chez soi, surtout à Paris où on manque souvent d’espace. Et il y en a qui ne sont pas forcément adeptes du concept de location de vêtements au quotidien mais qui voient plus ça comme un moyen de louer une fringue pour une soirée, pour un mariage…

A. V. : Oui, ça permet de ne pas acheter une fringue pour une soirée tout en sachant qu’on ne la portera sans doute plus jamais ensuite. Pour l’abonnement mensuel, on sera à 35€ par mois, et sur du long terme notre objectif est de créer un système plus collaboratif et donc démonétiser le concept et l’échange. Donc avoir uniquement un prélèvement mensuel et ensuite utiliser des points pour emprunter. Avec 35€ par mois, on aurait accès à 200 points qu’on pourrait utiliser comme on le souhaite sur la boutiques. Par exemple, une chemise qui va valoir 25 points, on peut la compléter jusqu’à 200 points pour l’emprunter aussi longtemps qu’on veut, ou alors emprunter plus de vêtements différents mais pour moins longtemps, etc.

L. E.-P. : C’est quoi les prochaines étapes pour Hylla ?

A. V. : Le développement web ! Pour le financer, on a lancé une campagne sur Ulule. Donc on lancera le développement après la campagne. C’est un moyen aussi pour nous de voir si on a un réel impact, si les gens sont séduits par le concept, si ils sont prêts à s’abonner et avoir un prélèvement mensuel pour ce type de service.

C. Z. : En fait, la campagne de crowdfunding est une manière de tester le concept, d’être sûr que ça plaise, que c’est bien compris par les clientes et créer vraiment une communauté autour du projet. Par ce que c’est aussi pour créer une communauté qu’on a commencé par organiser des événements et des boutiques éphémères. On n’a pas voulu tout de suite se lancer en ligne, on voulait d’abord fédérer autour de nous. On a aussi organisé des événements sur la mode éthique, des projections, des soirées débat, etc. C’est pas uniquement un concept de location de vêtements, c’est vraiment un mouvement qu’on essaye de développer. On essaye de toucher les jeunes, les moins jeunes, et montrer qu’il y a des alternatives à notre manière de consommer la mode. Des alternatives économiques, durables et fun.

 

Chères écolo-pouffes, vous l’aurez compris, Hylla compte sur vous ! Pour soutenir nos nouvelles amies et pouvoir bientôt emprunter des fringues online, rendez-vous sur Ulule : https://fr.ulule.com/hylla-penderie-partagee/

Et pour suivre leurs actus et ne pas manquer l’ouverture de la boutique en ligne, retrouvez-les sur Facebook, Insta, Twitter et sur leur site.

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